Les tomates

Vous désirez déguster vos propres tomates? Cette vidéo vous présente tous les trucs pour cultiver ce légume/ fruit délicieux.

Les tomates, toutes variétés confondues nécessitent le plus de soleil possible. Vous avez un coin chaud et ensoleillé? C’est la place de choix pour vos tomates. Autant en contenant qu’en pleine terre, elles nécessiteront un arrosage régulier. En d’autres mots, il ne faut ni faire sécher notre plant ni trop l’arroser. Il est préférable d’arroser le matin en évitant d’arroser le feuillage. Si vous rentrez du boulot en fin de journée et que vos tomates ont la mine très basse, vous pouvez vous permettre d’arroser au pied de vos tomates afin de leur redonner un peu de vigueur… mais une fois n’est pas coutume!

En pleine terre, vos tomates ont besoin d’un bon compost. Un compost comme le Solmer de Passion Jardins est un amendement adéquat pour que le plant y trouve ce dont il a besoin. Lors de la plantation, une bonne pratique est d’appliquer des mycorhizes aux racines. Ceux-ci aident la tomate à être plus résistante aux stress hydriques et aux maladies.

En contenant, utilisez un terreau tel le terreau Potager urbain de Fafard et Frères Inc. qui contient de la fibre de coco, ce qui aide à garder l’humidité. De plus, il est légèrement enrichi de compost et d’engrais approuvés pour la culture biologique. Un incontournable pour la culture potagère en pot.

Si vous avez choisi une variété de tomate indéterminée, vous pourrez supprimer les drageons. Les drageons sont les petites tiges aux aisselles des vraies tiges. Ces tiges n’auront pas le temps de produire, ils alourdiront votre plant probablement déjà bien rempli et surtout consommeront l’énergie nécessaire à faire murir les tomates qui ont déjà atteint une bonne grosseur.

Il faudra aussi ne pas oublier d’ajouter en saison un engrais de qualité tel l’engrais potager et Fruits de Passion Jardins 4-2-7. Il apportera à vos tomates des éléments essentiels pour une bonne production, dont le potassium et le calcium.

 

Les tomates: variées et colorées

Originaire de l’Amérique centrale, la tomate est une plante très populaire au potager, car elle plaît aux petits et aux grands. D’abord elle est savoureuse, donnant des fruits charnus qui peuvent se consommer frais ou transformés en jus, en sauces, en «ketchup» ou en conserves. Les tomates se présentent sous de multiples formes et couleurs: des grosses tomates juteuses, des petits fruits agréables à croquer, des jaunes, des rouges, des roses, des noires, des modernes, des anciennes, etc.

La tomate est le légume (fruit) le plus consommé au monde.

 

La culture au potager ou en contenant

Si on veut obtenir des tomates fraîches et savoureuses, le meilleur moyen, c’est de les cultiver soi-même. Le jardinier a maintenant à sa portée plusieurs nouveaux cultivars. La tomate se cultive sans difficulté en pleine terre ou en pot, dans un potager ou sur un balcon. Les tomates cerise peuvent quant à elles, être cultivées en paniers suspendus.

La compagnie anglaise Floranova, qui lance sur le marché des légumes de patio depuis une dizaine d’années s’est spécialisé dans l’hybridation de tomates pouvant être cultivées dans des contenants pour des espaces restreints. Plusieurs autres compagnies l’ont imité ces dernières années.

 

Le mode de croissance des tomates

La tomate émet une tige principale qui porte les feuilles. Un rejet, appelé communément gourmand, se développe à l’aisselle des feuilles. Plusieurs jardiniers taillent ces rejets avec un couteau bien aiguisé pour donner plus d’énergie à la tige principale.

La botanique distingue deux sortes de croissance: la croissance déterminée et la croissance indéterminée. Dans le cas des tomates, la littérature parle en général de port déterminé et de port indéterminé.

Port déterminé: le plant développe une forme buissonnante et compacte. Il prend plus de place au sol qu’un plant à port indéterminé. Ces tomates n’ont pas besoin habituellement de taille et le tuteurage est facultatif. Les plants donnent une production et une maturation hâtives. La récolte est limitée dans le temps: on dirait qu’elles produisent toutes leurs tomates en même temps. Certaines formes déterminées sont plus vigoureuses et profitent d’une légère taille.

Port indéterminé: le plant pousse de façon continue et produit des fruits tout le long de la saison jusqu’aux gels. La hauteur de ces tomates exige un tuteur solide. La taille et l’ébourgeonnage sont nécessaires pour maximiser la production. La coupe de la tête au début d’août favorise le grossissement et le mûrissement des derniers fruits de la saison. La plupart des tomates sont à port indéterminé. Leur productivité est généralement supérieure à celles au port déterminé. Habituellement, ce sont les plus tardives. Les tomates de ce groupe conviennent parfaitement pour les espaces restreints.

 

Particularités de culture
  • les tomates ont de la difficulté sous des températures inférieures à 10° C, la température idéale de croissance se situant entre 25° C le jour et 15° C la nuit;
  • le mois de juillet est sa meilleure période de croissance au Québec;
  • on enlève les feuilles inférieures qui touchent au sol pour éviter les infections;
  • un manque d’eau empêche le plant de puiser dans le sol les éléments nutritifs pour sa bonne croissance ce qui a pour effet de le faire faner;
  • un excès d’eau diminue leur goût;
  • il faut éviter de mouiller le feuillage lors des arrosages;
  • au début d’août on étête les plants car les fleurs qui se pointeront n’auront pas le temps de donner des fruits intéressants;
  • il vaut mieux cueillir les tomates non mûres lorsque le froid survient à la fin de l’été.

 

La suppression des gourmands

Les gourmands ou drageons se forment entre la tige de la feuille et le tronc. Ceux-ci doivent être enlevés pour bénéficier de la meilleure récolte possible, car ils puisent beaucoup d’énergie inutilement à la plante sans donner de fruits. Ce geste permet aussi une meilleure pénétration de lumière au travers du feuillage réduisant ainsi l’ombrage sur les fruits. On conserve ainsi un tronc unique.

 

Les maladies
Le craquement

Certains cultivars sont plus sensibles à cette réaction que d’autres. Les tomates craquent habituellement parce qu’elles subissent des changements au niveau de l’arrosage et de la température.

Si on diminue notre arrosage par exemple, le fruit tend à se durcir légèrement et lorsqu’on redonne de l’eau à notre plant de tomate, la peau ne peut s’étendre aussi vite que le développement du plant le demande. C’est alors que la peau de la tomate craque. Une fluctuation importante de la température produit le même effet. Une période nuageuse et fraîche suivie d’une bonne chaleur plein de soleil provoque le craquement des tomates qui sont susceptibles à ce phénomène.

Une fertilisation trop azotée rend aussi les tomates plus vulnérables au craquement.

Une autre circonstance, un peu moins connue, fait en sorte que les fruits qui ne reçoivent pas assez de protection contre le soleil avec le feuillage craqueront avant ceux qui sont plus ombrées, s’ils sont trop arrosés.

Nous pouvons manger ces tomates malgré leur aspect inesthétique.

Les maladies fongiques ou bactériennes

Le fruit et le plant sont susceptibles d’être attaqués par des champignons à dissémination aérienne ou souterraine ainsi que par des bactéries, surtout par temps humide. Heureusement pour nous, plusieurs nouveaux cultivars ont été développés pour être résistants à certains fléaux. Des lésions sur les feuilles, des feuilles roussies, un feuillage qui jaunit, la défoliation du plant, des taches noirâtres sur les tomates, la pourriture des fruits, voilà des signes qui montrent la présence de maladies fongique ou bactériennes. Quelques maladies assez fréquentes qui attaquent la tomate:

  • L’alternariose: une maladie fongique commune qui couvre d’abord de taches brunes les feuilles du bas, pour ensuite se propager vers le haut.
  • La fusariose: la tige se décolore et jaunit.
  • Le mildiou: à la fin de l’été des taches jaunes devenant brunes apparaissent sur le feuillage et ensuite les fruits sont attaqués.
  • La pourriture grise: des taches brunes recouverts d’un duvet gris affectent le feuillage et les fruits pourrissent.
Des bonnes pratiques culturales:
  • procéder à la rotation des cultures, annuellement si possible;
  • désinfecter les tuteurs avec de l’alcool à friction;
  • nettoyer les pots avant la plantation, si la culture est en contenant, avec du savon et de l’eau de javel;
  • opter pour des sélections résistantes aux divers fléaux qui peuvent attaquer les tomates;
  • utiliser des semences saines;
  • traiter les plantes aux mycorhizes;
  • utiliser un terreau en contenant, genre Potager Urbain, pour les tomates cultivées en pot;
  • surélever l’espace de culture pour permettre un bon assèchement après les pluies;
  • planter vos tomates lorsque la température est suffisamment chaude;
  • protéger l’environnement de vos tomates avec des plantes qui éloignent les insectes comme l’œillet d’Inde, le persil et la ciboulette;
  • cultiver des plantes compagnes qui améliorent la croissance et le goût des tomates:
  • assurer une bonne circulation d’air autour des plants;
  • enlever les feuilles inférieures qui touchent au sol pour éviter la propagation des infections;
  • placer un paillis pour garder le sol humide et contrôler l’absorption de l’eau dans le sol;
  • éviter de mouiller le feuillage lors des arrosages en arrosant seulement le sol;
  • privilégier une fertilisation organique comme du compost ou des engrais naturels;
  • effectuer un traitement préventif, principalement en juillet, contre les maladies fongiques avec une solution composée d’une partie de lait écrémé pour neuf parties d’eau ou un mélange de 10 g de bicarbonate de soude (la petite vache), 4 litres d’eau et 40 ml d’huile horticole ou de savon doux;
  • éviter de cultiver des tomates près des autres membres de la famille (pomme de terres, piments et aubergines);

 

La suppression des gourmands

Les gourmands ou drageons se forment entre la tige de la feuille et le tronc. Ceux-ci doivent être enlevés pour bénéficier de la meilleure récolte possible, car ils puisent beaucoup d’énergie inutilement à la plante sans donner de fruits. Ce geste permet aussi une meilleure pénétration de lumière au travers du feuillage réduisant ainsi l’ombrage sur les fruits. On conserve ainsi un tronc unique. On ne procède pas à cette taille sur les tomates cerise.