Anciennement, les outils de jardinage étaient fabriqués à la main et adaptés au jardinier. Ils étaient aussi conçus pour le type de sol auquel ils étaient destinés; chaque région avait donc des outils particuliers. La production en série a cependant fait en sorte que l’outil n’est plus personnalisé au jardinier. C’est donc l’horticulteur qui doit s’adapter.
L’évaluation des besoins
Il faut choisir nos outils en fonction de certains critères comme la finalité désirée, la taille de nos mains, notre grandeur, le type de sol de notre jardin, notre force physique, la robustesse demandée, etc.
La première variable à bien évaluer est donc le choix de l’outil en fonction du genre de travail à effectuer. Si on veut travailler la terre dans une profondeur de 20 à 30 cm (8 à 12 po), il faut utiliser une bêche à dent ou une fourche. Pour ameublir la terre en surface, la binette ou la griffe à trois dents conviennent parfaitement. Si vous avez un «mal de dos chronique», il vaut mieux utiliser des outils à longs manches. Ces exemples nous montrent l’importance de bien choisir nos outils en fonction de nos besoins.
L’achat : rapport qualité/prix, fabrication, robustesse
Il y a deux sortes de jardiniers : le jardinier du «dimanche» et le «vrai jardinier». Alors que le premier peut se contenter d’un outil «bon marché», l’autre doit investir un peu plus pour acquérir un outil robuste, pas trop lourd et adapté à ses besoins et à sa personne. Le «vrai jardinier» ne doit pas lésiner sur la qualité. De fait, il vaut mieux acheter moins d’outils et se munir d’équipements de qualité.
Au cours des premières années de jardinage, l’horticulteur achète généralement certains outils de base que l’on qualifie souvent d’indispensables. Lorsqu’il acquiert un peu plus d’expérience, il achète des outils spécialisés selon ses cultures, les caractéristiques de son terrain, etc.
Des éléments à surveiller
L’acier ou l’alliage : les outils en acier trempé ou fabriqués à partir d’un alliage de qualité sont robustes et s’affûtent facilement. Le manche : il doit être souple et robuste. Le frêne est considéré comme un bon matériau. La liaison fer-manche : l’emmanchement constitué d’une douille rivetée au manche est très résistant. L’emmanchement, la partie faible de l'outil, mérite d’être bien vérifié. En effet, le manche casse habituellement au ras de la pièce métallique. La disponibilité de pièces de rechange : les pièces sont remplaçables sur un outil de qualité. Le rapport qualité/prix : il faut toujours vérifier si le prix est raisonnable comte tenu de la qualité achetée. Il faut donc magasiner.